700 000 Français touchés par les hépatites B et C

En France, près de 400 000 personnes seraient concernées par l’hépatite C et 300 000 par l’hépatite B. Ces chiffres sont issus d’une enquête nationale menée auprès de 15 000 personnes par l’Institut de Veille Sanitaire, et dont les résultats préliminaires avaient été communiqués en février 2005.
Concernant l’hépatite C, la preuve d’une infection (présence d’anticorps anti-VHC) concerne 0,84 % de la population, soit 367 055 personnes dont 221 386 personnes atteintes d’une hépatite C chronique. Un peu plus de la moitié (57 %) des personnes infectées connaissaient leur statut positif vis-à-vis du VHC (virus de l’hépatite C).
Les femmes sont plus touchées que chez les hommes (1,02 % contre 0,84 %) et la tranche des 45-49 ans (tous sexes confondus) est la plus touchée avec 2,28 %. La région d’Ile-de-France est la plus concernée alors que le quart Nord-ouest est la zone la moins touchée. Le taux d’infection est trois fois plus élevée chez les personnes en situation de précarité. Plusieurs facteurs de risque ont pu être confirmés : usage de drogues par voie intraveineuse, par voie nasale, transfusion de sang réalisée avant 1992, tatouage, et enfin, un pays de naissance où la maladie est fortement présente.
Concernant l’hépatite B, la preuve d’une infection chronique (présence de l’antigène HBs) est de 0,65 %, soit 280 821 personnes. Moins de la moitié d’entre elles (45 %) se savaient infectées. Les hommes sont environ cinq fois plus touchés par le VHB que les femmes. Les personnes en situation de précarité sont trois fois plus touchées.
Le quart Nord-est de la France est le plus touché (1,12 %) et le quart Nord-ouest, le plus épargné (0,20 %). Des facteurs de risque ont été identifiés : usage de drogues par voie intraveineuse, homosexualité, précarité, niveau d’éducation inférieur au baccalauréat, séjour d’au moins trois mois en institutions, pays de naissance où l’infection est fréquente et un lieu de résidence situé dans le quart Nord-est, Sud-est ou l’Ile-de-France.
Enfin, il semble qu’entre 20 et 59 ans, le taux d’infections à l’hépatite C est plus faible en 2004 (0,71%) qu’en 1994 (1,05%). Par contre, la présence de l’antigène HBs (0,65 %) est supérieure aux chiffres proposés dans les années 1990 (entre 0,2% et 0,4%).
Selon les auteurs, les efforts de dépistage de l’infection par le VHC doivent être poursuivis et le dépistage de l’infection par le VHB promu afin de proposer une prise en charge adaptée. L’accès au dépistage et à la prise en charge pour les personnes en situation de précarité doit également être assuré.Source : Communiqué de presse de l’InVS du 19 décembre 2006

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