Chikungunya : la recherche au secours de la Réunion

Sur l’île de La Réunion, les opérations de démoustification se multiplient jour et nuit. Malgré cet important déploiement de forces, on compte 22 000 nouveaux cas d’infection au chikungunya par semaine. C’est ainsi près de 110 000 Réunionnais – soit 10 % de la population – qui ont été atteints. Face à cette épidémie, les autorités sanitaires métropolitaines ont essuyé de sévères critiques de la part de certains élus locaux, les accusant tour à tour de réagir trop tardivement ou de polluer massivement l’île avec les produits anti-moustiques.
Le 13 février, le ministre de la santé et des solidarités Xavier Bertrand et le ministre délégué à l’enseignement supérieur et à la recherche François Goulard ont décidé la mise en place d’une cellule spécifique afin de coordonner les travaux des différents organismes de recherche sur les maladies émergentes, et en priorité, sur le chikungunya. De plus, ils ont planifié l’envoi d’une mission de quatre chercheurs de l’INSERM, de l’université de Marseille 2 et de l’IRD, spécialisés en virologie, entomologie et épidémiologie, en lien avec les scientifiques et chercheurs hospitaliers de la Réunion. Dès leur retour, ces experts devraient proposer des pistes prioritaires de recherche.
Ces décisions font suite à une réunion entre les ministres et les directeurs généraux ou présidents des institutions de recherche (AFFSA, CIRAD, CNRS, Conférence des Présidents d’Université, INRA, INSERM, Institut Pasteur, IRD) pour évoquer toutes les pistes possibles de recherche sur le chikungunya. Xavier Bertrand et François Goulard réuniront à nouveau ces organismes sous quinze jours afin de présenter un plan de recherche coordonné sur les maladies émergentes et le chikungunya.Source : Communiqué conjoint des ministères de la santé et de la recherche du 13 février 2006

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