Décès de l’actrice Jill Clayburgh

Elle était la maman d’Ally McBeal, l’héroïne, aussi, de Dirty Sexy Money, l’actrice américaine Clayburgh, s’est éteinte.

Avec Shirley MacLaine et

, elle était l’une des premières stars du «nouvel Hollywood» des années 1970. Après une longue carrière entre L.A et Broadway, la comédienne américaine Jill Clayburgh, deux fois nominée aux Oscars pour des portraits de femmes indépendantes, est décédée vendredi à l’âge de 66 ans d’une leucémie, a annoncé le New York Times.

Le dramaturge David Rabe a indiqué que son épouse, qui laisse dans le deuil deux enfants, l’actrice Lily Rabe, Michael Rabe et son beau-fils Jason Rabe, avait rendu l’âme chez elle, à Lakeville dans le Connecticut entourée de sa famille et de son frère au moment de sa mort. Jill Clayburgh souffrait d’une leucémie lymphoïde chronique depuis 21 ans. Une maladie qu’elle a combattu «avec courage et dignité», selon son mari. Il n’y aura pas de funérailles mais «une cérémonie à sa mémoire dans environ six mois».

Née en 1944 et élevée dans une riche famille de New York, Jill Clayburgh hérite du virus de la scène d’une mère secrétaire de théâtre et d’une grand-mère chanteuse d’opéra plutôt que de son paternel, PDG. Eduquée dans les meilleurs collèges dont la Brearley School et le Charles Street Repetory Theater à Boston, elle étudie aussi la philosophie au Sarah Lawrence College où elle croise le jeune

qui la fait débuter (ainsi que Robert De Niro) dans The Wedding Party (1964).
Direction Brodway, ensuite, où elle joue Les Rothschilds et Pippin. Puis le cinéma la rappelle dans Le Complexe de Portnoy, en 1972. Elle est alors la compagne d’Al Pacino, pendant cinq ans.

Sa performance dans le rôle d’Erica, une bourgeoise délaissée explorant sa sexualité après 16 ans de mariage, dans The Unmarried Woman (La Femme Libre) de Paul Mazursky lui permet de remporter le prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes de 1978 et de figurer parmi les candidates à l’Oscar de la meilleure actrice. L’année suivante, elle se glisse dans la peau de Marilyn pour Starting Over (Merci d’Avoir été ma Femme avec Burt Reynolds et Candice Bergen) d’Alan Pakula . Elle est nommée une seconde fois aux Oscars.

Emancipée, classe, courageuse, cette interprète de talent ne choisit pas la facilité, mais des films durs et engagés comme le drame incestueux La Luna de Bernardo Bertolucci, le politique et pro-palestinien Hanna K. de Costa-Gavras (1983) ou Le Bayou d’Andreï Konchalovski (1987).

A la fois pétillante et émouvante de fragilité, Jill Clayburgh était malheureusement cantonnée depuis quelques temps aux séries télé: comme Nip/Tuck, Law and Order (La Loi et l’Ordre), Ally McBeal ou Dirty Sexy Money.

Lundi 8 novembre 2010

Suivez l’actu Gala sur Twitter et Facebook

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *