Dépistage du cancer du côlon : une participation insuffisante

En 2009, le dépistage organisé du cancer colorectal est généralisé en France pour les personnes de 50 à 74 ans. L’objectif visé est 50 % de participation, ce qui permettrait d’atteindre une diminution de 15 à 20 % de mortalité. Pour l’instant, le taux de participation reste trop faible.En France, 37 413 nouveaux cas de cancers colo-rectaux ont été diagnostiqués en 2005, 19 913 chez l’homme et 17 500 chez la femme, selon les chiffres publiés mardi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire. Le cancer colo-rectal se situe au troisième rang des cancers après ceux de la prostate et du sein. Avec 16 865 décès, dont 53 % chez l’homme, il se place par ailleurs au deuxième rang des décès par cancer et représente 11,6 % de l’ensemble des décès par cancer.La survie du cancer colo-rectal est parmi les plus élevées en Europe, et s’améliore encore au cours du temps. Aujourd’hui, on en guérit près d’un sur deux. La survie cinq ans après le diagnostic est de 56 % chez l’homme et 58 %chez la femme, les cas les plus récemment diagnostiqués ayant un meilleur pronostic. L’excès de mortalité se situe dans la première année suivant le diagnostic et diminue fortement après.

Le diagnostic précoce, seul moyen efficace pour réduire la mortalité, progresse. Depuis fin 2008, le test de dépistage du cancer colorectal par recherche d’un saignement dans les selles est proposé gratuitement dans toute la France tous les deux ans, aux plus de 50 ans. Un test positif impose par la suite de rechercher la cause du saignement par une coloscopie.
Seuls cinq des vingt-trois départements pilotes sélectionnés pour la mise en place d’un dépistage organisé du cancer colorectal entre 2002 et 2005 affichent un taux de participation égal ou supérieur à 50 % % souligne le BEH. Ce qui donne un taux de participation global de 42 % %. Il faut atteindre les 50 % % de taux de participation sur l’ensemble des départements pour réduire de façon significative la mortalité par cancer colorectal.
Toutefois, ces tests à la lecture visuelle ne permettent de détecter qu’un peu plus de la moitié des cancers débutants et 20 à 30 % des polypes à haut risque de transformation maligne. Chez les personnes dépistées, la baisse de la mortalité est de 33 à 39 %. “Cette faible sensibilité représente un frein à la généralisation et au succès du dépistage du cancer colorectal“ déplore l’étude.L’utilisation des tests immunochimiques -qui mesurent la concentration en hémoglobine des selles- pourrait offrir une meilleure capacité de détection, selon le BEH. Aujourd’hui l’automatisation de leur lecture rend leur coût comparable à celui des tests classiques et “permet d’envisager leur utilisation sur de grandes populations“.16 millions de personnes sont concernés par ce test de dépistage précoce. Vous devez en parler à votre médecin généraliste ou à un gastroentérologue. Ils vous donneront la marche à suivre. Vous pouvez également parcourir la carte mise à votre disposition par l’InCA qui donne les coordonnées des structures auxquelles vous adresser pour davantage d’informations.Source : Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), 13 janvier 2009, n° 2-3

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