En larmes, Maïwenn répond à la tribune “des 100 femmes” sur le harcèlement sexuel

La réalisatrice-comédienne Maïwenn a livré en exclusivité son témoignage à l’émission “Stupéfiant” sa réponse à la “tribune des 100 femmes” sur le harcèlement sexuel et “la liberté d’importuner”. Extrait de l’interview rencontre.

“Nous ne nous reconnaissons pas dans ce féminisme qui, au-delà de la dénonciation des abus de pouvoir, prend le visage d’une haine des hommes et de la sexualité”. Ce sont les propos tenus dans une tribune publiée par le journal Le Monde le 9 janvier dernier, et signée par 100 femmes, dont des personnalités comme l’actrice Catherine Deneuve. Une tribune qui fait couler beaucoup d’encre et suscite une vive polémique, et pas seulement en France, au point d’ailleurs que Catherine Deneuve a dû faire une mise au point publiée par le journal Libération : “Rien dans le texte ne prétend que le harcèlement a du bon, sans quoi je ne l’aurais pas signé” écrivait-elle.

La réalisatrice- comédienne Maïwenn, que l’on n’a pas entendue d’ailleurs depuis les révélations autour de l’affaire Weinstein et l’onde de choc qui a suivi, a finalement choisi de s’exprimer sur le sujet -après avoir plusieurs fois refusé. Elle a réservé l’exclusivité de son témoignage dans l’interview qui sera diffusé dans le cadre de l’émission Stupéfiant, présentée par la journaliste Léa Salamé et qui sera diffusée ce soir à 23h30.

La vidéo ci-dessous, présentée sur le compte Facebook de l’émission, est un extrait de son témoignage qui prend la forme d’une lettre. “Ecrire un film, écrire une lettre, écrire un SMS, employer des mots et des phrases qui ne veulent pas dire la même chose pour vous que pour moi. Je réclame le droit de panser mes plaies comme je le veux” a-t-elle écrit au début de sa lettre. Et d’ajouter, plus loin : “Je réclame qu’on ne juge pas une femme si elle a eu besoin d’écrire un livre sur son histoire de harcèlement sexuel. Je réclame le droit qu’on ne juge pas une femme qui pense qu’on doit se débrouiller seule après un viol. Nous ne sommes pas tous égaux dans la douleur et dans la résilience et nous n’avons pas la même capacité mentale ou physique de nous remettre de nos traumatismes”.

 

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