Grossesse : attention à un anti-épileptique !

Certains épileptiques pendant la grossesse, et plus précisément le valproate de sodium, réduirait le développement cognitif du bébé. Les enfants de mère traitées présenteraient, à l’âge de 3 ans, un quotient intellectuel moyen de 6 à 9 points inférieur à la moyenne.

Quatre anti-épileptiques sont particulièrement prescrits : carbamazépine, lamotrigine, phenytoïne et valproate de sodium. On savait déjà que ce dernier augmentait le risque de défaut anatomique à la naissance. Mais l’étude du Dr Meador et de ses collègues, publiée en avril dans le New England Journal of Medicine, démontre de plus que le valproate aurait un impact négatif sur le développement intellectuel in utero. Les enfants exposés au valproate in utero ont ainsi un quotient intellectuel (QI) à l’âge de 3 ans de 92. En comparaison, les enfants exposés au lamotrigine ont un QI de 101, ceux exposés à la phyenytoïne un QI de 99, tandis que ceux exposés à la carbamazépine de 98.De plus, les effets du valproate sur le quotient intellectuel augmentent lorsque la dose prise par la future mère augmente. Il existe donc un lien réel entre la prise de valproate pendant la grossesse et le développement cognitif des enfants. Conséquence : les auteurs de l’étude soulignent l’intérêt de prescrire en priorité aux femmes en âge de procréer un autre anti-épileptique que le valproate de sodium. Si vous êtes dans cette situation, n’hésitez pas à en parler à votre médecin, surtout si vous souhaitez bientôt vivre une grossesse ! Source : Meador K et coll., Cognitive Function at 3 Years of Age after Fetal Exposure to Antiepileptic Drugs, New England Journal of Medicine, 16 avril 2009

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