Hausse du tabac : c'est le moment d'arrêter !

Dès le mois de novembre, le prix du tabac va augmenter de 6 %. Raison de plus pour arrêter de fumer ! Libérez-vous définitivement de la cigarette, responsable de nombreux décès !

Le ministre du budget a annoncé une hausse de 6 % du prix du tabac. Insuffisante pour les uns, intolérable pour les autres… cette décision est largement controversée. Mais s’il est un domaine qui ne souffre pas de débat, c’est bien l’effet délétère du tabac sur la santé.
Le paquet de cigarettes augmente de 30 centimes
Après les tergiversations du début du mois, les députés ont finalement décidé d’augmenter les taxes sur le tabac, ce qui se traduit par une hausse de 6 % du prix du paquet de cigarettes à partir du mois de novembre. Le rapporteur UMP du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), Yves Bur a proposé cet amendement. Une hausse confirmée par le ministre du Budget Eric Woerth mercredi 28 octobre lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. Selon le ministre, cette hausse représente 30 centimes par paquet de cigarettes.
Petit retour sur les événements ayant conduit à cette hausse :
– Début octobre, la Ministre de la santé se disait favorable à une hausse de 10 % des prix du tabac pendant plusieurs années sur l’antenne de RMC. Elle estimait alors qu’une augmentation est “sans doute la meilleure mesure pour faire baisser le nombre de fumeurs“.
– La réaction indignée des buralistes puis celle de Xavier Bertrand, porte-parole de l’UMP et ancien Ministre de la santé, avaient finalement relancé le débat.
– Le 20 octobre, les membres de l’Alliance contre le tabac s’insurgent. Selon cette association, une augmentation de seulement 6 % ne fera que gonfler les marges d’une industrie et d’un commerce déjà fort prospères. Dans un communiqué, l’Alliance contre le tabac déclare : “Appuyant la position de la Ministre de la santé, nous apportons un soutien sans réserve à la proposition d’augmentation répétée des prix des produits du tabac de 10 % par an, afin d’infléchir les maladies, et surtout la mortalité résultant du tabagisme.
– A quelques jours de l’annonce du deuxième Plan Cancer et d’un déplacement présidentiel à Marseille autour de ce thème, le Ministre du Budget Eric Woerth a déclaré à l’Assemblée nationale que l’augmentation restait limitée à 6 % pour “éviter que la consommation illégale remplace la consommation légale“ et “ne pas déstabiliser le réseau très important des buralistes“. La mesure sera intégrée au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) actuellement en discussion à l’Assemblée nationale.
Raison de plus pour arrêter de fumer !
Vous avez décidé d’arrêter de fumer. Bravo ! Première étape, il convient d’évaluer votre dépendance physique, psychique et comportementale. Chacune va faire l’objet d’un sevrage spécifique :
La dépendance physique est la principale cause de problèmes. Elle est due à la nicotine contenue dans le tabac. Le corps s’habitue à recevoir sa dose de nicotine et sa disparition entraîne un état de manque se traduisant par une nervosité, une irritabilité, une agitation… Cependant, tous les fumeurs ne sont pas dépendants de la nicotine et qu’il existe différents degrés ;
La dépendance psychique est liée en fait aux différents plaisirs que l’on peut trouver à fumer : sensation de détente, de satisfaction, de stimulation intellectuelle… La cigarette va également être appréciée pour ses effets tranquillisants et antidépresseurs. La dépendance psychique se traduit alors par le besoin de garder ou de retrouver ces sensations.
– Enfin, la dépendance comportementale, l’une des plus fortes. Le fumeur est conditionné à allumer des cigarettes. Cette dépendance apparaît dès que l’on consomme plus de 5 à 6 cigarettes par jour.
Renseignez-vous auprès de votre médecin pour qu’il puisse vous orienter vers la méthode de sevrage la mieux adaptée à votre cas (substitut nicotinique, médicaments, consultation de tabacologie…).
Arrêt du tabac : de multiples bénéfices
Rappelez-vous qu’en plus de l’intérêt financier, le sevrage tabagique a plus d’un avantage. Le tabac est le seul produit de consommation courante qui tue la moitié de ses fidèles consommateurs.
Infarctus du myocarde : A court terme, baisse de 50 % du risque à 1 an. A long terme, risque équivalent à celui d’un non-fumeur après 5 à 20 ans d’arrêt
Atteinte cérébro-vasculaire : A court terme, risque équivalent à celui d’un non fumeur après 1 an d’arrêt. A long terme, risque équivalent à celui d’un non-fumeur après 1 an d’arrêt
Cancer du poumon : A court terme, baisse du risque après 5 ans d’arrêt. A long terme, risque diminué de 50 à 90 % après 15 à 20 ans d’arrêt
BPCO (Bronchites chroniques) : A court terme, lent déclin du risque. A long terme, risque diminué de 50 % en 20 ans
Cancer des lèvres, de la bouche et du pharynx : A court terme, rapide décroissance du risque A long terme, risque équivalent à celui d’un non fumeur après 10 ans d’arrêt
Cancer du pancréas : A long terme, risque équivalent à celui d’un non fumeur après 28 ans d’arrêt
Sources : Engleland, 1996 ; Fielding, 1985 ; Samet, 1991 ; Slama, 1998.
Luc Blanchot

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