Homophobie : des actes en baisse mais qui restent toujours nombreux

Selon le nouveau rapport de SOS homophobie, les actes homophobes sont en recul par rapport à l’année dernière, année du “mariage pour tous“. Mais le nombre de témoignages reste élevé, tendant à accréditer un réel ancrage de l’homophobie en France.

Après les débats autour du mariage pour tous, les actes d'homophobie restent nombreux en France.

Un ancrage de l’homophobie en FrancePour la 19e année consécutive, SOS homophobie publie son Rapport sur l’homophobie et la transphobie réalisé à partir des témoignages que l’association reçoit chaque année.

En 2014, 2 197 témoignages ont ainsi été collectés. Ce chiffre traduit une baisse de 38 % par rapport à l’année 2013. Mais selon l’association, hors du contexte “mariage pour tous“, le nombre de témoignages reçus en 2014 reste élevé et préoccupant, en hausse de 41 % par rapport à 2011.Au-delà du débat sur autour de la loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de personnes de même sexe, ces chiffres sont perçus par SOS homophobie comme “le symptôme de la légitimité acquise au cours de cette période par l’homophobie et la transphobie“.Une homophobie du quotidien qui touche particulièrement les jeunesComment se traduit ces agressions ? 45 % des témoignages reçus concernent l’homophobie et la transphobie du quotidien (lieux publics, famille, travail, voisinage, commerces et services, milieu scolaire).

Ce sont les jeunes qui sont particulièrement exposés à cette haine qui peut prendre la forme de moqueries, d’insultes, de rejet, de harcèlement voire de violences physiques. Selon les cas enregistrés par SOS homophobie, on compte une agression physique tous les deux jours (163 signalées en 2014) ! La moitié de ces actes sont commis par l’entourage proche (famille, amis, collègues, voisins…). Par rapport à 2011, les témoignages d’actes homophobes en milieu scolaire ont progressé de 43 % et de 22 % au sein de la famille. Autant de violences qui vont entraîner mal de vivre, isolement, échec scolaire, dépression…L’homophobie préoccupante sur InternetMalgré une baisse relative, Internet reste le principal contexte de LGBTphobies (867 témoignages, 40 % des témoignages reçus en 2014). Des chiffres qui traduisent une libération de la parole LGBTphobe sur les réseaux sociaux. L’association a salué la meilleure réactivité de Twitter pour notamment supprimer de ses tendances les mots-clés homophobes qui lui sont signalés (les signalements de l’association sont pris en compte de manière prioritaire). Des partenariats avec Facebook et Google ont également été créés en 2014. 

SOS Homophobie rappelle son action et son combat contre ces agressions. Grâce à nos services d’écoute anonyme et de conseils juridiques personnalisés, nous apportons un soutien aux victimes qui nous sollicitent. Dans les écoles et sur les lieux de travail, nos bénévoles sensibilisent chacun-e aux LGBTphobies. Nous militons activement pour la mise en œuvre d’une politique ambitieuse de lutte contre les LGBTphobies à l’École, l’accès à la PMA pour toutes les femmes, la simplification du changement d’état civil pour les personnes trans et la levée de l’interdiction pour les hommes gays et bisexuels de donner leur sang“.David BêmeSource :

Rapport SOS Homophobie 2015 accessible en ligne

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