La fin des gynéco-obstétriciens ?

Les médecins accoucheurs vont disparaître ! C’est le cri d’alarme du Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français qui dénonce l’absence d’assurance à partir du 1er janvier 2007, date à laquelle les compagnies arrêteront de les prendre en charge. Seuls les hôpitaux devraient encore être couverts, mais pour combien de temps ?
Pourtant la situation en France est loin d’être dramatique au contraire ! Sur les 800 000 accouchements qui ont lieu chaque année, il y a 60 % de péridurales, 19 % de césariennes (contre 28 % en Espagne et 36 % en Angleterre) et un taux de mortalité infantile de 6,5 pour mille, soit mieux qu’en Hollande (8 pour mille) ou en Angleterre (8,5 pour mille). Alors pourquoi les compagnies d’assurances refusent-elles de les protéger ? Selon le CNGOF, les compagnies préfèrent assurer les médecins des autres disciplines, car la moindre complication liée à un accouchement peut entraîner le paiement de sommes élevées, notamment si l’enfant est handicapé. D’ailleurs, la prime d’assurance que doit débourser aujourd’hui un gynécologue-accoucheur libéral atteint les 20 000 euros par an. Pourtant, comme le soulignent les professionnels, le risque zéro n’existe pas, notamment chez les grands prématurés.
Pour le CNGOF, la solution n’est pas de libéraliser les honoraires, et de faire payer plus cher les patients pour que les médecins puissent payer l’assurance. Ils proposent que dans le cas d’accouchements prématurés ou autres cas où la responsabilité du médecin n’est pas en cause, la solidarité nationale doit jouer, et c’est à l’Etat de payer. Et ils précisent qu’il faut respecter le cadre établit par la loi du 4 mars 2002, qui prévoit effectivement une réparation en cas de faute du médecin, mais de manière très stricte, afin de limiter les procès. Affaire à suivre…Source : communiqué du Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français, juillet 2006

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