La grippe aviaire revient en Europe

La grippe aviaire fait son grand retour en Europe. Et c’est cette fois, la Grande-Bretagne qui est la première touchée. La Commission européenne a confirmé, dans un communiqué en date du 3 février, la présence du virus A(H5N1) dans un élevage de dindes du sud-est de l’Angleterre. Les autorités vétérinaires britanniques ont mis en place une zone de protection de 3 kilomètres de rayon autour de l’exploitation et une zone de surveillance de 10 km.
En France, le ministère de l’Agriculture et de la Pêche a saisi l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) afin d’avoir « une évaluation de la situation et du niveau de risque en France ». Des mesures complémentaires seront prises si nécessaires dès connaissance de l’avis de l’Afssa qui devrait tomber aujourd’hui. Par ailleurs, Le ministère a rappelé « que des mesures de surveillance de la faune sauvage et des élevages sont mises en oeuvre en permanence et n’ont pas permis de déceler la présence du virus H5N1 sur le territoire de la France en 2007 ».
Cette surveillance repose sur un réseau d’alerte spécifique, l’action des directions départementales des services vétérinaires (DDSV), fortes de 4 500 agents (pouvant mobiliser 8 600 vétérinaires praticiens titulaires du « mandat sanitaire »), les laboratoires vétérinaires d’analyses… Un maillage qui permet de couvrir l’ensemble du territoire et de disposer d’un réseau constamment opérationnel.
La contamination entre oiseaux se fait essentiellement par contact direct (secrétions respiratoires et matières fécales), mais elle peut être aussi indirecte par l’intermédiaire d’aliments ou d’eau pour oiseaux, qui auraient pu être accidentellement contaminés par des fientes d’oiseaux sauvages porteurs du virus, ou encore par divers matériels contaminés (vêtements, chaussures, véhicules de transport, cages, cartons, paille…). La voie d’entrée du virus dans l’organisme de l’oiseau est la voie digestive et aussi la voie respiratoire. Les espaces confinés favorisent la transmission du virus.
De fin 2005 au début de l’été 2006, le virus H5N1 avait contaminé plusieurs élevages dans 14 pays d’Europe (dont la France). Mais le virus était resté peu transmissible à l’homme. Le risque est de voir apparaître un jour une mutation de ce virus le rendant transmissible d’homme à homme.Source : Communiqué du site interministériel de préparation à un risque de pandémie grippale du 4 février 2007

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