Le Bal des vampires sur France 5 : de la révélation Sharon Tate à la comédie musicale… 5 choses à savoir sur le film culte de Roman Polanski !

À l’occasion de la diffusion du Bal des vampires ce soir sur France 5, découvrez cinq anecdotes autour de cette parodie du film de vampires de et avec Roman Polanski, qui a révélé aux yeux du monde l’actrice Sharon Tate.

De quoi ça parle ?
Persuadé que les vampires existent, le professeur Abronsius consacre tout son temps à la traque de cette espèce effrayante. Accompagné par son fidèle assistant, le jeune Alfred, ce scientifique farfelu parcourt la Transylvanie et finit par arriver dans un petit village qui semble être un nid de vampires. Dans la taverne, des gousses d’ail ornent les murs. Les habitants n’osent répondre à ses questions et semblent terrifiés par une étrange présence. Bientôt, la fille de l’aubergiste, Sarah, est enlevée par un vampire. Abronsius et Alfred, transi d’amour devant la belle jeune fille, partent à sa recherche. Elle est retenue au château du comte von Krolock. Mais leur étonnement est à son comble lorsqu’ils sont reçus avec amabilité dans la luxueuse demeure. Là, les vampires préparent leur bal annuel. Les deux compères ne sont pas au bout de leurs surprises…

1. La découverte d’un talent

Le producteur Martin Ransohoff a découvert Sharon Tate sur le plateau de la série Les Allumés de Beverly Hills. Convaincu qu’une belle carrière lui était promise, il insista auprès de Roman Polanski pour que celui-ci la sélectionne à la place de Jill St John, premier choix du réalisateur. Ce fut plus qu’une belle découverte pour le cinéaste puisque la jeune femme devint par la suite sa compagne.

2. Miroir, miroir…

Pour la scène du bal, lorsque la musique s’arrête et que seules trois personnes sont visibles dans le grand miroir (malgré la présence d’une douzaine de vampires dans la pièce), Roman Polanski a reproduit la salle de bal à l’exact derrière un faux miroir avec trois doubles jouant comme les personnages principaux.

3. Premier film en couleurs

Pour son premier film en couleurs, Roman Polanski choisit de tourner en Metrocolor, un procédé proche du Technicolor qui lui permet d’obtenir une gamme chromatique violemment contrastée en dépit d’un éclairage relativement faible.

4. Un montage maltraité

Le premier montage original s’étalait sur cent dix-huit minutes. Il fut ramené à cent sept minutes pour son exploitation en France. Lorsque le film fut diffusé sur les écrans américains, sa durée totale avait été réduite à quatre-vingt-quatorze minutes. Les modifications apportées aux Etats-Unis étaient si importantes (coupes très larges et injustifiées, doublage refait, changement du procédé couleur lors du tirage) que Roman Polanski refusa que son nom apparaisse sur les copies américaines. En plus des scènes mutilées au montage, la Metro Goldwyn Mayer (MGM) a choisi de rajouter des passages réalisés en parallèle dont un prologue de 20 minutes démontrant ce qu’était un vampire, ainsi qu’un dessin-animé introductif dévoilant une bonne part de l’intrigue. Suite au flop retentissant de cette première mouture, la MGM se résolut à mettre la version de Polanski sur le marché. Le succès fut, cette fois, au rendez-vous.

5. Du film à la comédie musicale

Le film fut par la suite adapté en 1997 sous forme de comédie musicale, sous le titre Tanz der Vampire à Vienne avant de se produire en Allemagne et en Estonie. En 2002, une version américaine Dance of the Vampires, avec Michael Crawford dans le rôle principal fut produite, en modifiant totalement les chants et les airs de Jim Steinman. L’affaire se révéla un véritable flop. Toutefois la version allemande a continué ses représentations à travers l’Europe et le Japon avec succès. Le spectacle a également été adapté en France, sous la supervision de Polanski en personne, et joué sur la scène du théâtre Mogador (voir ci-dessous).

Le Bal des vampires, le musical : "On est repartis de zéro"

 

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