Les enfants avalent trop de publicités

Les publicités ont beaucoup trop d’influence sur le comportement alimentaire des enfants. C’est la conclusion d’une étude menée par l’UFC-Que Choisir après avoir analysé l’impact des spots publicitaires destinés aux enfants.
Ils ont ainsi relevé 217 publicités différentes pendant 15 jours de surveillance, dont 89 % concernaient des produits gras ou très sucrés. En observant l’influence de ces écrans sur 317 familles, les auteurs de l’étude ont pu mesurer l’impact de ces images : 60 % des enfants téléphages ont tendance à demander des confiseries et des gâteaux gras ou sucrés. Au petit déjeuner, 64 % des bambins réclament des céréales ou autres viennoiseries « vues à la télé ». Il semble y avoir une forte corrélation entre le nombre de publicité vues et les déséquilibres alimentaires : plus ils en ont regardé, plus les placards du foyer sont remplis de produits gras et sucrés. « En concentrant sa puissance de feu publicitaire destinée aux enfants sur des produits manifestement déséquilibrés, l’industrie agroalimentaire participe ainsi à l’augmentation alarmante de l’obésité infantile » souligne l’association. UFC-Que Choisir qui exige d’ailleurs « l’interdiction des publicités pour les produits alimentaires trop riches en graisses, sucre ou sel pendant les programmes pour enfants ».
Mais lors de l’annonce de Programme National Nutrition Santé, le Ministre de la santé a privilégié le dialogue avec les industriels plutôt que l’interdiction. D’ailleurs, le dispositif prévu à partir de février 2007 est d’accompagner ces publicités d’un message sanitaire (ou à défaut de verser une taxe aux autorités sanitaires de 1 % du montant des messages commerciaux). L’étude de Que Choisir fera peut-être revenir en arrière le gouvernement, mais pourrait dans le même temps conforter les industriels sur la rentabilité de cibler les plus jeunes…Source : Communiqué de l’UFC Que Choisir, septembre 2006.

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