Les thérapies comportementales associées aux médicaments efficaces pour arrêter de fumer

Une étude scientifique américaine s’est penchée sur les meilleures méthodes pour arrêter de fumer et indique que les thérapies comportementales, utilisées seules ou avec des substituts nicotiniques et des médicaments, se révèlent les plus efficaces.

Les thérapies comportementales associées à l'usage de substituts nicotiniques donnent de bons résultats pour arrêter de fumer selon cette étude américaine.

Un groupe fédéral d’experts indépendants nommés par le gouvernement américain et chargé de prévention en matière de santé public, l’US Preventive Services Task Force (USPSTF), a étudié l’impact des différentes méthodes d’arrêt du tabac pour voir lesquelles fonctionnaient réellement. Quelle est la meilleure méthode pour arrêter de fumer ?Le groupe d’experts avait déjà établi des recommandations à destination des médecins, en 2009. Ces derniers étaient chargés de questionner leurs patients pour connaitre leurs habitudes en matière de consommation de tabac, les aider à arrêter de fumer, le cas échéant, et pour délivrer aux femmes enceintes des messages ciblés sur l’arrêt du tabac.

Pour savoir si de nouvelles études changeraient ces recommandations, l’USPSTF a passé en revue les différentes données disponibles liées au sevrage tabagique. Le groupe en conclue, dans la revue Annals of Internal Medicine, publiée le 22 septembre, que la meilleure façon d’arrêter de fumer est de recourir aux

interventions comportementales incluant les consultations de conseil individuelles, les consultations par téléphone, les méthodes d’auto-soutien, ainsi que d’utiliser des médicaments (substitution nicotinique, Bupropion et Varenicline).Méthodes comportementales et médicament : le duo gagnantUtiliser les méthodes comportementales seules ou les associer à l’usage de la médication offre, selon le groupe d’experts, les meilleures chances d’arrêter de fumer.Ainsi, les experts ont établi que les consultations et les moyens d’auto-assistance augmentaient le taux d’abandon du tabagisme de 7 à 13% en comparaison aux taux de 5 à 11% obtenus par des fumeurs n’ayant pas bénéficié de ces outils. En recourant aux médicaments, le taux de sevrage tabagique atteignait 10% parmi les fumeurs soumis à un placebo et 17% chez ceux utilisant des patchs de substitut à la nicotine. Les fumeurs à qui l’on avait prescrit du

Bupropion et de la

Varenicline doublaient leur chance de ne plus toucher une cigarette.Pour les femmes enceintes, privilégier les méthodes comportementalesParmi les groupes de fumeurs étudiés, l’USPSTF s’est particulièrement intéressé aux

femmes enceintes fumeuses, qui risquent une

fausse-couche et peuvent donner naissance à un enfant prématuré. Les thérapies comportementales donnent de bons résultats, selon les études menées. Mais les informations disponibles sont néanmoins insuffisantes pour savoir si les médicaments sont sans danger et peuvent leur être prescrits. Certaines études avancent même des

risques propres au Zyban.

L’USPSTF a également établi qu’il n’existe pas encore suffisamment de données et d’études à ce jour concernant la

cigarette électronique, réputée être un bon outil contribuant au sevrage tabagique. AFP/RelaxnewsSource : Behavioral and Pharmacologic Treatments to Help Adults Quit Smoking: U.S. Preventive Services Task Force Recommendation Statement – Ann Intern Med. Published online 22 September 2015 doi:10.7326/P15-9032 (

étude accessible en ligne)

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