Les ventes de médicaments en France en hausse de 2,1 % en 2016

Le chiffre d’affaires de l’industrie pharmaceutique a augmenté l’an dernier en France, mais cette croissance serait en "trompe-l’oeil", a estimé mardi la fédération du secteur (Leem), qui espère du nouveau gouvernement "une politique de rupture" favorisant l’innovation thérapeutique.

Sommaire

  1. Les ventes de médicaments de ville restent stables
  2. La fiscalité pèse sur les investissements
  3. Favoriser l’innovation thérapeutique

Au total le chiffre d’affaires du secteur en France a atteint 28,7 milliards d’euros l’an dernier, en hausse de 2,1 % sur un an, selon le Leem.Cette hausse est essentiellement due à un bond de 7,5 % du marché hospitalier, pesant près de 8 milliards d’euros, grâce notamment aux médicaments bénéficiant des mécanismes d’autorisation temporaire d’utilisation (ATU et post-ATU), sur fond d’une nouvelle vague d’innovations thérapeutiques, en particulier en oncologie, explique le Leem dans son bilan.Les ventes de médicaments de ville restent stablesQuant aux médicaments de ville, vendus en pharmacie, leurs ventes ont très légèrement augmenté (+0,1 % à 20,3 milliards d’euros), après quatre années consécutives de baisse.En ajoutant les exportations de médicaments produits en France (+0,8 % à 25,8 milliards d’euros), le chiffre d’affaires total du secteur pharmaceutique dans le pays s’est élevé à 54,5 milliards d’euros en 2016, en hausse de 1,5 % sur un an.La fiscalité pèse sur les investissementsCependant pour le Leem, la croissance du marché pharmaceutique français serait “en trompe-l’oeil” car elle est inférieure à celle observée dans d’autres grands marchés européens, comme le Royaume-Uni, l’Italie ou l’Allemagne.”L’industrie pharmaceutique sort lessivée de trois années de régulation du médicament à 0 %“, a relevé Patrick Errard, le président du Leem, cité dans un communiqué.M. Errard a aussi déploré un “environnement normatif inflationniste” et le “poids de la fiscalité générale et sectorielle“, autant de “freins” selon lui aux investissements productifs de l’industrie pharmaceutique en France et à l’accès précoce des patients aux traitements innovants.Favoriser l’innovation thérapeutiqueLe Leem attend du nouveau gouvernement “une politique de rupture” pour mettre fin à “quatre années de régulation comptable court-termiste” et considérer l’innovation thérapeutique “non plus comme un coût, mais comme un investissement, une chance pour la santé de nos concitoyens et de notre économie“, a-t-il encore insisté.

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