Mort de l’actrice française Danièle Delorme

La comédienne Danièle Delorme, grande figure du cinéma populaire hexagonal, vue notamment aux génériques d’Un éléphant, ça trompe énormément et Nous irons tous au paradis, est décédée ce samedi à l’âge de 89 ans.

La comédienne Danièle Delorme, grande figure du cinéma populaire hexagonal, vue notamment aux génériques d’Un éléphant, ça trompe énormément et Nous irons tous au paradis, s’est éteinte ce samedi 17 octobre à Paris à l’âge de 89 ans, rapporte Le Figaro qui cite une information de l’AFP.

Elève de René Simon

En 1947, Danièle Delorme, qui a perfectionné ses talents de comédienne avec René Simon et Tania Balachova, apparaît dans Les jeux sont faits de Jean Delannoy. Mais c’est grâce à son rôle de Minne dans Minne l’ingenue libertine (1949) de Jacqueline Audry (qu’elle retrouvera plus tard sur les tournages de Huis clos et Mitsou) qu’elle acquiert soudainement une renommée publique.

Aux côtés de Clouzot, Guitry, Jean Marais, Bardot, Arletty…

Danièle Delorme devient alors une actrice très populaire dans le paysage cinématographique. Elle tourne La Cage aux filles et Miquette et sa mere (id.) sous la direction d’Henri-Georges Clouzot, Sans laisser d’adresse et Les Dents longues sous la direction de son mari Daniel Gélin, Si Versailles m’était conté… de Sacha Guitry avec Jean Marais et Brigitte Bardot, Huis clos aux côtés d’Arletty, Le Dossier noir et Mitsou, puis campe Fantine dans Les Miserables de Jean-Paul Le Chanois.

La bande-annonce de “Nous irons tous au paradis” :

Nous irons tous au paradis Bande-annonce VF

Femme de Jean Rochefort dans “Un éléphant, ça trompe énormément…” et “Nous irons tous au paradis”

En 1956, Danièle Delorme, également très active sur les planches, divorce de Daniel Gélin et se remarie avec Yves Robert, avec qui elle fonde la maison de production La Guéville, dont le premier succès n’est autre que La Guerre des boutons (1961). Plus rare à l’écran, occupée par le théâtre et son activité de productrice, elle s’illustre notamment dans Ni vu ni connu d’Yves Robert avec Louis de Funès, Le Voyou de Claude Lelouch, puis dans Un éléphant, ça trompe énormément et Nous irons tous au paradis (1977), encore sous la direction d’Yves Robert, où elle incarne Marthe, la femme du personnage joué par Jean Rochefort.

Grande actrice populaire et… productrice

A partir de 1978, Danièle Delorme se consacre presque entièrement à sa carrière de productrice, n’hésitant pas à parier sur des projets risqués et courageux. Elle produit notamment trois films de Jacques Doillon (La Femme qui pleure, La Drôlesse et La Fille prodigue) et deux d’Alain Cavalier (Martin et Léa et Un étrange voyage). Elle apparaît également en tant que productrice associée aux génériques des films Himalaya, l’enfance d’un chef (1999) et U.V. (2002).

La bande-annonce d'”Un éléphant, ça trompe énormément” :

Un éléphant, ça trompe énormément Bande-annonce VF

 

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *