Pas si facile de maigrir

Perdre du poids, ce n’est pas aussi facile pour tout le monde ! Une étude, publiée dans la revue scientifique Nature, vient de mettre en évidence que maigrir ne dépend pas de sa volonté mais plutôt de ses facteurs génétiques.

Selon les scientifiques, le nombre de cellules responsables du stockage des lipides, les adipocytes, est fixé pendant l’enfance et reste ensuite constant. Difficile ensuite de modifier ce “capital adipeux“ au cours de sa vie, même avec le meilleur des régimes…
La perte de poids à l’âge adulte et l’affinement de la silhouette dépendent généralement de la réduction de ces adipocytes. Celles perdues lors d’un amaigrissement important seraient donc rapidement remplacées, pour maintenir le chiffre constant. Ce phénomène expliquerait en partie pourquoi il est si difficile de maintenir son poids après avoir maigri et pourquoi les kilos reviennent au galop…
L’équipe de chercheurs conduite par Kirsty Spalding, de l’Institut Karolinska de Stockholm a pu ainsi mettre en évidence que l’obésité est conditionnée par un nombre et une taille d’adipocytes supérieurs à la moyenne. Les premiers adipocytes se développent vers l’âge de deux ans pour les personnes obèses et vers 5-6 ans pour les personnes de poids normal.
Cette étude risque de désespérer bien des femmes en quête de minceur. Néanmoins, elle laisse entrevoir de nouveaux espoirs dans la lutte contre l’obésité. Limiter le nombre des adipocytes pendant l’enfance, ou freiner le renouvellement des cellules à l’âge adulte seraient les deux voies de traitements envisageables contre le surpoids.Source : Nature, mai 2008, publication en ligne

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