Plus de la moitié des produits à base de glyphosate vont être retirés du marché français

Dans un communiqué du 9 décembre, l’Anses a annoncé le retrait des autorisations de mise sur le marché de 36 produits à base de glyphosate, herbicide controversé, sur les 69 disponibles actuellement en France. Ils ne pourront ainsi plus être utilisés “à compter de fin 2020”.

Sommaire

  1. Des critères d’évaluation des risques renforcés
  2. 36 produits retirés, 4 nouveaux refusés

Le début de la fin du

glyphosate en France ? Mardi, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a annoncé le retrait de 36 produits contenant cet herbicide aux effets sanitaires préoccupants. Le gouvernement avait exprimé sa volonté de mettre fin à la majeure partie de ses usages début 2021, avant de l’interdire complètement en 2023.

Des critères d’évaluation des risques renforcésBien que le glyphosate ait été classé comme cancérogène probable pour l’Homme par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) en 2015, les pays membres de l’Union européenne ont voté en faveur du renouvellement de son autorisation pour cinq ans en 2017, les études des agences de la Commission européenne sur le désherbant n’ayant pas mis en évidence sa cancérogénicité. Cependant, son cadre d’autorisation a été renforcé : les entreprises souhaitant renouveler ou obtenir une mise sur le marché de produits phytosanitaires à base de glyphosate s’exposent désormais à “davantage d’exigences impliquant la fourniture de données supplémentaires concernant les risques pour la santé et l’environnement, notamment en matière de génotoxicité de l’ensemble des composants des produits à base de glyphosate. Ces nouvelles dispositions requièrent des études spécifiques menées selon des méthodes standardisées et robustes.”36 produits retirés, 4 nouveaux refusésL’Anses a donc décidé de retirer du marché 36 de ces produits sur les 69 disponibles actuellement en France. Ils “ne pourront plus être utilisés à compter de fin 2020, en raison de l’insuffisance ou de l’absence de données scientifiques permettant d’écarter tout risque génotoxique”. Selon l’Agence, “ces produits représentaient en 2018 près des trois quarts des tonnages de produits à base de glyphosate vendus en France, pour des usages agricoles et non agricoles”.“Par ailleurs, et pour des raisons identiques, l’Agence a notifié une décision négative pour 4 des 11 nouvelles demandes d’autorisation déposées depuis janvier 2018 et en cours d’examen”, ajoute-t-elle.“Seuls les produits à base de glyphosate répondant aux critères d’efficacité et de sécurité définis au niveau européen pour les usages revendiqués, et ne pouvant pas être substitués de façon satisfaisante, bénéficieront in fine de l’accès au marché français, conclut l’Anses. L’ensemble du processus d’évaluation sera finalisé d’ici le 31 décembre 2020.

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