Polyarthrite : la femme face à la maladie

A l’approche de la journée de la femme (8 mars), l’Association française des polyarthritiques (AFPric) rappelle que des inégalités persistent face à la maladie. Les femmes sont en effet plus souvent victimes de maladies auto-immunes que les hommes. La polyarthrite rhumatoïde frappe 3 femmes pour 1 homme entre 25 et 40 ans.La polyarthrite rhumatoïde (PR) est une maladie auto-immune, caractérisée par l’inflammation des articulations. Elle s’accompagne de la destruction du cartilage, de l’os et des tendons – ce qui peut la rendre très invalidante. L’inflammation évolue par crise dont la fréquence et la durée sont souvent imprévisibles. Chaque poussée est susceptible de générer des lésions articulaires. C’est une maladie auto-immune et chronique, ce qui veut dire que c’est le corps lui-même qui détruit ses articulations et cette détérioration s’inscrit dans la durée.Une maladie qu’on ne sait pas guérir

Les premiers signes de la maladie sont des raideurs matinales, des gonflements bilatéraux (mains, poignets, hanches et genoux), des déformations et des douleurs chroniques souvent intenses. Cette maladie peut apparaitre à tout âge. Ainsi, on compte 5 filles atteintes d’arthrite juvénile pour 1 garçon. Aujourd’hui, les biothérapies ont permis de grandement améliorer la prise en charge de la maladie. Mais on ne sait toujours pas la guérir.Polyarthrite et vie de femmePuisque les femmes sont plus souvent victimes de maladies auto-immunes, l’AFPric juge inévitable d’étudier la relation, les conséquences de ces maladies sur la qualité de vie des femmes. Ainsi plusieurs questions sont apparues : “Pourquoi les femmes sont-elles plus touchées ?“, “Puis-je tout de même avoir des enfants ?“, “Comment rester femme malgré la maladie ?“, “Comment mêler vie de couple et maladie ?“, “Quels sont les risques pour mon enfant ?“… Pour répondre à ces questions, l’AFPric a consacré un numéro spécial dans sa revue trimestrielle “Polyarthrite Infos“, à cette relation entre femme et maladies auto-immunes, et plus particulièrement avec la Polyarthrite Rhumatoïde. Ces articles rédigés par de grands spécialistes de la rhumatologie, mettent en évidence certaines pistes qui pourraient expliquer cette inégalité homme/femme mais aussi certaines guérisons “miraculeuses“ comme lors de la grossesse, où les femmes se trouvent le plus souvent en rémission. David BêmeSource :Communiqué de l’AFPric – mars 2011

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