The Grand Budapest Hotel : 5 anecdotes à ne PAS manquer !

Découvrez les anecdotes qui se cachent derrière la porte du “Grand Budapest Hotel”, le dernier né du flamboyant Wes Anderson, qui a confié les clefs de son huitième long-métrage à une brochette d’acteurs hauts en couleur !

Ralph Fiennes et Tony Revolori © Twentieth Century Fox France

Melting pot

Wes Anderson et le scénariste Hugo Guinness confient avoir un ami en commun qui leur a inspiré, par la singularité de son esprit, le personnage de Gustave, le concierge de l’hôtel. Le réalisateur a ensuite intégré cet homme hors du commun dans une station thermale du XXème siècle, située dans un pays européen fictif : Zubrowka. D’après lui, The Grand Budapest Hotel serait un melting pot “de comédies d’avant la censure des années 30, ainsi que les histoires et les mémoires de l’auteur viennois Stefan Zweig”. Pour les comédies, il pense à Rendez-vous (1940), où l’intrigue se déroule à Budapest et à un des seuls films musicaux qu’il apprécie, Aimez-moi ce soir (1932). Pour la littérature, il cite “Eichmann in Jerusalem” d’Hannah Arendt et “Suite française” d’Irène Némirovsky.

Tom Wilkinson, Tony Revolori et Owen Wilson © Twentieth Century Fox France

Un hôtel à taille humaine
Le palace rose bonbon qui sert à l’intrigue de The Grand Budapest Hotel n’est pas un décor monté de toutes pièces. Le lieu existe réellement et c’est le Görlitzer Warenhaus, un ancien grand magasin historique d’un centre commercial construit en 1912 à la frontière de l’Allemagne, la Pologne et la République Tchèque. Cet établissement qui a l’allure d’une maison de poupées emprunte son architecture à l’équivalent de l’Art Nouveau en Allemagne et s’étend sur une superficie de 10 000 mètres carrés où l’équipe du film a d’ailleurs installé ses bureaux et ses ateliers. A noter que c’est la première fois que Wes Anderson posait sa caméra en Allemagne.

Tony Revolori © Twentieth Century Fox France

Entre fiction et animation

La séquence de la poursuite à skis de The Grand Budapest Hotel a été réalisée en stop-motion. Pour la mettre sur pied, Wes Anderson a notamment fait appel au directeur de la photographie Tristan Oliver et à l’animateur Andy Biddle, qui avaient tous deux collaboré au film d’animation Fantastic Mr. Fox (2010). Le chef décorateur du film, Adam Stockhausen, décrypte la charge de travail que peut représenter ce genre de séquence où les acteurs sont filmés en plan plus large : “Très souvent, une scène que vous pouvez croire tournée sur un seul site a en réalité été découpée et assemblée à partir d’éléments filmés sur un lieu principal mélangés à des plans en animation image par image, à d’autres sur transparences, à certaines prises tournées sur maquette, avec en plus quelques autres lieux de tournage pour faire bonne mesure.”

Tilda Swinton © Twentieth Century Fox France

Une Tilda Swinton décoiffante !

L’actrice Tilda Swinton, qui a déjà collaboré avec Wes Anderson pour Moonrise Kingdom, incarne ici la comtesse Céline Villeneuve Desgoffe und Taxis, alias Madame D, veuve de 84 ans et amie de Gustave H. Sa transformation physique a demandé un travail tellement colossal pour l’équipe que l’actrice de 53 ans devait passer jusqu’à cinq heures par jour entre leurs mains : “Elle n’avait jamais encore eu un tel look. Elle était couverte de prothèses : les bras, la poitrine, le cou, le dos ; elle avait une immense perruque, des lentilles de contact pour la cataracte, les dents d’une vieille femme, jusqu’au lobe des oreilles. Rien n’a été oublié”, détaille Frances Hannon, en charge de la coiffure, des prothèses et du maquillage sur le plateau.

 

Tony Revolori et Saoirse Ronan © Twentieth Century Fox France

Les deux pieds dans le Desplat !

Depuis leur collaboration sur Fantastic Mr. Fox en 2009, le compositeur Alexandre Desplat n’a plus quitté le générique des réalisations de Wes Anderson. Après la musique au pas de charge de Moonrise Kingdom, le musicien a oeuvré à l’orchestration de The Grand Budapest Hotel, où plane une musique tout à fait singulière puisqu’elle est composée à base de sonorités atypiques, telles que les balalaïkas, le cimbalom moldave, ou encore le yodel, des instruments originaires d’Europe Centrale.

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Marie Ponchel

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