Un Français sur 6 souffre de douleurs chroniques

Une étude européenne conduite par l’EFIC(association européenne pour l’étude de ladouleur) en partenariat avec le laboratoire Mundipharmarévèle que la douleur chronique concerne unEuropéen sur 5 et un Français sur 6.
Sur les 7 millions de personnes participant àl’enquête :
– Pas moins de 4,6 millions en souffrent de manièrequasi-permanente ;
– La gêne est présente depuis plusieurs années(5,7 ans en moyenne) et 18 % en souffrent depuis plus de 20 ans;
– Des répercussions sociales, familiales et affectives sontprésentes : une personne sur 4 se déclareisolée et incomprise ;
– La douleur chronique touche plus souvent les femmes (58 %) et les31-60 ans (54 %) ;
– Les symptômes les plus souvent cités concernent ledos (44 %), les articulations et l’arthrose (31 %), lesmigraines et maux de tête (15 %) et les disquesintervertébraux (15 %). Le cancer n’estmentionné que par 3 % des patients ;
– La vie quotidienne est également touchée : 51 % sesentent fatigués en permanence, 15 % ont perdu leur emploidu fait de leur condition, 18 % ont vécus desdépressions, etc.
Malgré l’importance de ce problème desanté publique, la prise en charge de la douleur en Francereste insuffisante. L’étude européenne rapportequ’en France, 34 % des patients douloureux ne se traitent pas: un patient sur 5 n’a jamais pris de médicaments pourcalmer la douleur et 1 sur 4 a essayé avantd’arrêter son traitement. Les médicaments lesplus utilisés sont le paracétamol (38 %), lesanti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ou del’aspirine (25 %) et des opioïdes faibles (19 %) ouforts (4 %).
Mais 67 % pensent que leur traitement n’est pas toujoursapproprié… Du côté des professionnels, letableau n’est pas non plus très optimiste : seulement14 % des médecins utilisent des échellesd’évaluation de la douleur, et cette souffrance resterarement abordée spontanément par les médecins(26 %). Et seul un patient sur deux est satisfait du médecinqui le traite.
Le 17 décembre 2001, Bernard Kouchner avait lancé ledeuxième volet du plan antidouleur. Doté de 73millions de francs, ce plan de 2002 à 2005 prolongeait leprécédent. Le bilan de cette étudeeuropéenne témoigne du large travail qui resteà effectuer…
Source : Communiqué de presse Mundipharma

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